* E p i s o d e 1 8 0 : W e e k - E n d C h a m p ê t r e .

* E p i s o d e 1 8 0 : W e e k - E n d C h a m p ê t r e .
# Posté le dimanche 17 juin 2007 16:16
Modifié le dimanche 17 juin 2007 18:46

* E p i s o d e 1 8 0 : W e e k - E n d C h a m p ê t r e .

* E p i s o d e 1 8 0 : W e e k - E n d C h a m p ê t r e .
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Vous avez de la lecture, mes amis !!!


Me voilà exilée, à 2h de Marseille, dans un petit village de pas plus de 30 habitants, dont 20 sont des cigales. Un week-end entier, coupée de tout : Internet, sorties, amis. Rien. Juste vous et vous-même. Croyez moi ça permet de faire le point, de se parler à soi même, de faire le tour de tas d'émotions enfouies.

Tout a commencé à 5h du matin hier soir, lorsque ma copine Laury m'a envoyé un texto quelque peu incompréhensible. Alcool oblige. J'ai eu droit à la suite du message samedi matin. Pour m'annoncer que « Lui » bossait à nouveau en boîte. Déception ? Je ne sais pas très bien. Je m'en fous pas mal en fait. Il peut bien faire ce qu'il veut, je m'en moque. Pas la peine de le juger, pas la peine de dire quoi que ce soit à son sujet même. Stop.

Sui
te. Je décide de lézarder au soleil, avec un bon bouquin (« Au secours, pardon » de Beigbeder), du futile (magazines Glamour & Cosmo), du sûr (protection solaire indice 20), du moins r (téléphone Motorola V3i D&G qui ne sonne pas. Plus ?)
Et là
allongée, en tête à tête avec Monsieur le Soleil, je commence par me détendre. Puis me mets à cogiter. Suite logique lorsqu'on est une femme. Car s'il y a bien une chose qui nous distingue des hommes, c'est que pendant qu'un homme agit, la femme pense. Et même lorsque l'homme dort, la femme pense. Au menu de mon brainstorming : J'essaie de comprendre l'acte de Monsieur Lui, aussi dénommé « enculé » à mes heures perdues (perdues dans l'alcool et la douleur surtout...)
Po
urquoi là bas ? Pourquoi ai-je rêvé que je le revoyais là bas justement ? Encore un rêve prémonitoire ?...
Peu m'i
mporte, en fait. J'imagine qu'il doit être en état de dépression aggravée, vu les quelques photos prises en soirées qui témoignent de son taux d'alcoolémie fort élevé. Ca me rassure quelque part de me dire qu'il n'a pas changé, que malgré ses 8 ans de plus que moi, on est tous 2 dans le même état. Eh m****, j'avais dit que j'en parlais plus !

Suite
de l'état de mes pensées. Souci numéro 2 : « Chou. » Ironie du sort : je remarque que les deux hommes qui occupent mes pensées se surnomment Chou et Enculé. Faut-il en rire ou en pleurer, je ne sais pas vraiment...
Je ne comprends pa
s pourquoi et comment ce « chou » arrive à si bien s'immiscer dans mon petit esprit, et même ailleurs (je parle du c½ur, au cas où...) Je pense à lui, je n'arrive pas à lui trouver un seul défaut qui puisse me déranger. Je n'irai pas à dire qu'il n'a pas de défauts, ça serait naïf de la part d'une fille de bientôt 22 ans. Le trouver parfait –ou plutôt fait pour moi, puisque la perfection n'existe pas- me fait peur. Oui, ça me fait peur car en général le plus beau des anges qui se met innocemment sur votre route se transforme en beau salaud en moins de temps qu'il ne lui en a fallu pour apparaître. Le revers de la médaille, comme on dit.

Après
ce qui s'est passé en Août dernier, après les nombreuses déceptions que j'ai pu avoir, maintenant, je mets un frein à mes émotions. Ce qui me semblait avant tout rose, tout beau, prend de suite un goût amer aujourd'hui. Je me dis « Attention Julie, rien n'est jamais tout rose. Le pire reste à venir. »
En fait, j'ai
remarqué que 3 cas de figures se présentent en amour :
-
Les contes de fées. On sait très bien qu'ils n'existent pas. L'inconvénient avec les contes de fées, c'est qu'après avoir goûté au meilleur, on tombe sur le morceau qui gâche tout. Comme la liqueur dans le bonbon à Noël.
-
Les happy ends : On goûte au pire, et on finit par vivre le moins pire. En goûtant au mauvais dès le départ, c'est plus simple d'apprécier la suite. Ca s'apparente à goûter à un hors d'½uvre dégueulasse et enchaîner avec un steak-frites passable.
- Le dernier cas de figu
re, aussi intitulé « malédiction ». Sorte de bad-end. Dans ce cas là, on goûte au pire dès le départ, comme dans la happy-end. Sauf qu'on se rend compte que le meilleur n'arrive jamais. Ou quand le pire fait place au plus pire. Ca peut s'apparenter à un déjeuner avarié. On espère toujours mieux, mais ça n'arrive jamais. Et on finit malade.

Voyez par vous
-même. Ma vision des choses est assez pessimiste. Désormais je ne crois plus au bonheur. C'est la recette pour aller mieux. Se dire que c'est la vie, qu'il faut faire avec. C'est beaucoup moins douloureux que de croire en un idéal qui ne viendra jamais.

Cet a
près-midi, je me suis allongée sous le soleil. J'ai contemplé les nuages. J'ai remarqué à quelle vitesse ils se déplaçaient. J'ai pris conscience que la Terre tourne. Et que le temps passe et ne se rattrape jamais. J'ai écouté le silence. J'ai peur du silence. Je n'aime pas le silence. Alors j'ai allumé mon PC portable, j'ai enclenché la sélection préférée de mon lecteur Windows Media, j'ai écouté les mêmes chansons qu'hier, les mêmes que j'écouterai demain. A la seule différence que j'étais à présent sur ma terrasse, et que je vidais ma tête. Qu'il faisait beau, et que demain peut être plus.
J'étais dans la
maison de mon grand père. Dans la maison qui m'a vu dès mes premiers jours. Qui m'a vue grandir. Que de vécu, que de souvenirs dans cette maison. Le jardin, les murs se souviennent de ceux qui ne sont plus là aujourd'hui. Et moi aussi je m'en souviens.
En ple
in silence, au calme, avec ce soleil radieux et ces nuages pressés, j'ai ressenti une pointe de mélancolie. Le c½ur serré, j'ai cru laisser échapper quelques larmes. Mais elles n'ont pas coulé. Ces personnes qui me manquent sont aujourd'hui dans mon c½ur. Et ainsi elles ne nous quittent jamais vraiment.

Ecoute The Supremes
« My world is empty without you ». Il se fait tard. Ennui. C'est dingue ce que l'ennui peut vous faire réfléchir. Quand on est seul, quand on n'a rien de mieux à faire que rien, alors on pense. On pense, on repense, on re repense. Ca permet d'évacuer, de faire le vide dans le vide. Et alors ? Quoi de plus ? Quoi de mieux ?



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# Posté le dimanche 17 juin 2007 16:13
Modifié le dimanche 17 juin 2007 16:42

* E p i s o d e 1 7 9 : D e s N o u v e l l e s !

* E p i s o d e 1 7 9 : D e s N o u v e l l e s !
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N'arrive plus à faire + d'un repas par jour .
Suis addict au Pago Melon & aux tranches d'ananas .
Ai craqué pour des bottes blanches Tara Jarmon .
Ai failli aller à la Palmeraie .
Ai appréhendé tomber sur "l'Autre" .
Ne supporte plus l'alcool .
Ai craqué pour un sac Zara trop cher .
Me suis payé des spartiates marrons .
Vais passer un week-end en mode champêtre-bronzette-repos à côté de Montpel .
Me suis procuré le dernier Beigbeder et a déjà lu une dizaine de pages .
Ne fais que penser à "Chou" .




Tapez 1 pour rappeller, 2 pour effacer, 3 pour réécouter.




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# Posté le vendredi 15 juin 2007 16:50
Modifié le vendredi 15 juin 2007 19:09

* E p i s o d e 1 7 8 : P o i n t u , N u l P a r t A i l l e u r s , S u f f r e n , B D M . . . ........................................................................................................................................................ Jeudi 14 Juin 2007

* E p i s o d e 1 7 8 : P o i n t u , N u l P a r t A i l l e u r s , S u f f r e n , B D M . . . ........................................................................................................................................................ Jeudi 14 Juin 2007
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Une journée bien remplie et une soirée qui n'en fût pas moins !
Après le
stress du concours, des exams, et le soulagement de se retrouver en "vacances" (deux semaines, c'est déjà ça), je décide de décompresser et de fêter ça.
Petit ap
éro sans alcool au Pointu Cours d'Estienne D'Orves avec mes poulettes stagiaires : Nantcy, Virginia, Delphine et Leïla. Apparemment notre alliance (aussi appellée "Pouvoir des 5" en référence à la série Charmed), provoque une tempête à chaque fois que nous nous réunissons. Remember : la fameuse soirée au resto à l'Escale où le vent s'est levé, l'électricité s'est coupée, l'eau a commencé à inonder le resto et où on a piqué une sacrée crise d'angoisse. Au passage je tiens à leur dire un petit mot : Les filles vous me manquez !!!! Ca m'a fait plaisir de vous revoir toutes et j'espère qu'on remettra ça très vite.

Leil
a devait dormir chez moi, et en toute innocence me lance un "allez ce soir c'est la fête on sort !" Qu'est ce qu'elle avait pas dit...! Parce que moi, faut jamais me dire ça, je suis toujours partante. Et quand je dis "toujours", c'est vraiment toujours ! Bref.
Ni u
ne ni deux on remonte chez moi pour se recoiffer et se remaquiller. On en avait besoin !
La
canicule est bien là, le séchage de cheveux s'avère un enfer. On choisit nos tenues, en toute rigolade.
Pour
ma part mes chaussures compensées avec 30 cm de talon (non, non je n'exagère pas) m'ont vraiment donné du mal à marcher, surtout pour la descente du cours Salvator. Ni une, ni deux, j'enfile ma 2e paire de chaussures plates habilement planquée dans mon sac.
Arriv
ées vers le Vieux Port, je me cache près d'un magasin, derrière une plante, afin d'enfiler ma paire de chaussures "talons très hauts". Une scène digne de Desperate Housewives !
On se
cale en terrasse au Nul Part Ailleurs et on déguste notre pizza à l'air frais. Confidences, racontages de filles et discussions au menu. En rentrant dans le resto, qui on voit ? Anthony Kavanagh. Normal quoi !

On part
pour le Bar de la Marine. Blindé. On ressort et on décide d'aller se caler "au calme" au Suffren. Les quelques minutes de marche ont été dignes d'un véritable défilé de stars à Cannes, moi perchée sur mes talons tentant de faire celle qui savait marcher avec, et Leila et sa petite robe de star du cinéma. lol
Ap
s un verre au Suffren, on repart pour le Bar de la Marine, en terrasse cette fois. Tant pis pour la Palmeraie, elle nous attendra pour une prochaine fois ;)

Ap
rès de longues discussions, on finit par se coucher à 4h30 du mat. Sachant qu'il fallait se lever à 8h, je vous laisse imaginer la suite...




Phrase culte : "Mon parfum de glace préféré ? J'hésite entre citron vert et pêche de vigne !"



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# Posté le vendredi 15 juin 2007 12:30
Modifié le dimanche 01 juillet 2007 07:48

* E p i s o d e 1 7 7 : S a n s A p p r e n t i s s a g e D e L a D o u l e u r , L e B o n h e u r N ' E s t P a s S o l i d e .

* E p i s o d e 1 7 7 : S a n s A p p r e n t i s s a g e D e L a D o u l e u r , L e B o n h e u r N ' E s t P a s S o l i d e .
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Il faut souffrir pour être belle, dit-on. Je rajouterai même qu'il faut souffrir pour être heureux.
Ca semble paradoxal. Eh bien, tout le monde ne s'appelle pas Paris Hilton. Le bonheur ne s'achète pas. Le bonheur n'est pas inni héréditaire. Il se mérite.

B
ref, tout ça pour dire un grand OUF. Un "Ouf" de soulagement, un soupir d'exaltation et d'exorcisation de tout ce stress accumulé en quelques jours.
F
ini le concours de journalisme. Quoi qu'il advienne sormais, je l'aurai ten. Et qui vivra verra ! En tous cas, ça m'aura apporté une bonne dose d'adrénaline, et du coup, j'ai même retrou la faim. Je comprends mieux la raison pour laquelle je me nourrissais d'ananas et d'eau fraîche ces derniers temps. La réponse est là : le stress.

La nuit dernière, je me suis couchée à 4h du mat. Imaginant toutes les questions qui me seraient posé à l'oral. Paniquée à l'idée de ne pas savoir quoi répondre. Ce matin, j'ai même cru que je ne savais plus parler tellement j'étais angoise.

Mal
de ventre, voix et mains qui tremblent... Et devant la salle, un stress qui vous envahit. La suivante, c'est moi. Quoi ??? Dé ??? Eh oui, allez jette toi dans l'ane et fonce ! A ce moment , oui pile à cet instant là, j'ai cru faire un malaise et ne jamais me relever. Le coeur qui bat à 2000 à l'heure, les palpitations. On souffle un dernier coup. Zen. Go !

La sui
te, l'avenir nous le dira. Mektoub. C'est pas gagné, je le sais. 20 de pris sur 90 présents à l'oral. En espérant que certains aient oublié de venir (chance : 0,1 %), que d'autres soient soudain devenus millionnaires et aient abandonné l'idée d'être journaliste (chance : 0,000001 %), que d'autres aient été pris ailleurs (chance : 5%), bref. En dépit de toutes ces infimes chances, il me reste environ 1 chance sur 4 d'être prise. Tout ce qu'il reste à me souhaiter, à répéter, à écrire, à chanter, c'est...


S U E R T E .



Un
mot qui m'a déjà porté une fois chance. Et qui finira en tatouage à mon poignet si l'irréalisable se produit.






Prions mes amis, prions ! Priez pour moi. C'est mon avenir qui se joue là.




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# Posté le jeudi 14 juin 2007 06:26
Modifié le jeudi 14 juin 2007 06:37